Arrivée au village de Konkouré.
Arrivée au village de Konkouré.
Nous nous sommes arrêtés pour acheter 7 noix de Cola sur les conseils de Sylvain, marque de respect, à donner au chef du village duquel nous allons voir les cascades. Cela nous permettra de lui demander que les enfants nous laissent tranquilles.
Nous arrivons devant sa case, il n’est pas là ! Nous nous partageons donc une noix de Cola, qui n’est pas le la drogue comme je le croyais, mais de la caféine. C’est extrêmement amer, vraiment dégueu, ça ressemble un peu à de la noisette pas mûre, mais moins bon !
Avec toutes ces dépenses, nous sommes tous clairement fauchés, mais arrivés à bon port !
Sylvain, qui est déjà venu ici 7 fois, nous guide dans un sentier à travers les grandes herbes et les brosses à dents (je vous expliquerai plus tard, c’est un type de plante dont les guinéens se brossent les dents avec les tiges, oui oui !). Nous faisons tous attention aux serpents. Ce sentier devient rapidement forestier et pentu. Une variété infinie d’arbres, de plantes j’ai l’impression d’être dans la jungle ! Des insectes, des lianes (oui oui !) des fruits jamais vus…
Il fait de plus en plus chaud et humide, et c’est de plus en plus beau (et pentu !) et nous commençons à entendre le bruit de l’eau. Génial… L’adrénaline monte (ou la Cola je ne sais pas !).
La descente s’amorce, cf les photos, Sylvain et Diara (un africain forestier avec son coupe coupe plus connu sous le nom de machette –ouh, ça fait peur-) sont partis devant, à toute allure, très agiles et très à l’aise sur ce sentier vraiment pas facile. Je les perds de vue, les autres sont derrière moi. Mais je suis leurs traces. Ca descend vraiment beaucoup ! A tel point que je suis penchée au ras du sol et que je m’accroche à tout ce que je peux, racines, lianes, troncs d’arbres… J’ai une belle vue sur l’humus qui recouvre le sol, les cafards et autres insectes sont vraiment différents de chez nous ! Il y a beaucoup de noix cassées au sol, encore différentes de ce que l’on connaît ! J’ai vraiment peur de tomber dans le fossé et, clairement, de mourir !
Boubacar, derrière moi, donc plus haut que moi dans la descente, a failli me tomber dessus (2 mètres, 120 Kg) j’ai vraiment eu peur, je me suis accrochée de toutes mes forces à un arbre ! Il était mort de rire ! Les autres aussi. Moi aussi, mais après. Puis j’ai glissé dans l’humus sur une partie qui descendait vraiment trop, je me suis accrochée à une racine qui m’est restée dans les mains, et j’ai fini ma course en bas sur les fesses, mon pantalon était recouvert d’une couche de terre et déchiré là où il valait mieux qu’il ne le soit pas ! Nous sommes arrivés au pied de la chute, ça valait le coup, je suis épuisée, mais c’est magnifique.