Arrivée à la chute
Arrivée à la chute
Epuisée et en sueur, c’est très beau, chute très large, ou « multiple », voir sur les photos.
Il nous prend à tous une envie irrésistible de nous baigner tellement il fait chaud, nous y allons tous, sauf Séverine qui n’aime pas l’eau et qui a eu l’intelligence de prendre en photos nos exploits, merci !
Sous la cascade, le bruit est si fort que nous devons crier pour nous entendre, et la pression de l’eau est telle qu’il faut se tenir pour rester en place, un vrai jet de massage ! Nous sommes tous fous ! Evidemment, au pied d’une cascade, qui n’a jamais rêvé de la traverser pour l’admirer de l’autre côté, par en dessous ?
Ainsi j’ai rejoint de l’autre côté de la cascade Devon, Olivier Thibault, et Dr Sow. Quand tu traverses une cascade, tu n’as pas le choix de l’endroit où passer (là où il y aurait moins d’eau) car il te faut un rocher où poser tes pieds ! C’est aussi bête que ça ! Et donc pas facile…
Pendant la traversée en question, le poids de l’eau t’affaisse d’un coup, et avec les projections d’eau tu ne vois rien, tu peux à peine ou pas du tout respirer… Mais une fois de l’autre côté c’est super ! On distingue à peine les silhouettes des autres de l’autre côté et on s’entend mieux.
C’est là que je me suis blessée, en traversant j’ai été vraiment surprise parle poids de l’eau sur mon dos, même si je m’y attendais. C’est incroyable ! Ton corps plie malgré toi ! Du coup mon pied a glissé, je me suis un peu foulé la cheville, avec une belle déchirure en plus, longue mais heureusement peu profonde. Sarah elle aussi a eu peur car en traversant son pied est resté coincé dans une branche. On l’a entendue crier, on a eu très peur, tous les africains ont volé à son secours (ils sont vraiment super, très rapides, très gentils, très serviables) mais heureusement elle avait pu se dégager à temps.
Les forestiers m’ont appliqué une plante sur ma blessure et le bleu (un sacré bleu, violaçé, énorme, comme je n’en avais jamais eu) a disparu d’un coup !
Ca, c’est la vraie pharmacie ! Mon bonheur d’avoir réalisé un de mes rêves de franchir une cascade en Afrique me faisait oublier ma douleur, qui, pour être honnête, n’était pas beaucoup.
Voilà ! Tout ça me fera un super souvenir. C’est extra. Vive l’Acauped !
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