Le marché de Pita

Publié le par Stéphanie

Le marché de Pita

 

 

            Boubacar et Thibault sont restés dans la rue principale manger une assiette de riz, quand moi, Weight Watchers oblige ai décliné l’invitation pour aller au marché m’acheter de quoi me confectionner un sandwich. Ce qui s’est avéré au final plus que pénible. Ainsi, vers 14 h je commence à m’enfoncer seule dans cet immense marché aux mille couleurs, dans lequel la nourriture est rangée par secteurs, contrairement à Mamou. Au début sont le boutiques polyvalentes, des genres de drogueries, puis ce sont les chaussures, et enfin la nourriture. Il y a le quartier pâte d’arachide, le quartier poisson séché, les quartier aubergines, puis nous arrivons au bout où se sépare à gauche la farine et le concentré de tomates, et à droite les vendeuses de tomates et piments. Mille couleurs, mille odeurs. Toutes les commerçantes m’interpellent dans une langue que je ne connais pas, je n’entends même pas un mot de poular que je connais. Je ne suis pas rassurée car je ne sais pas ce qu’elles disent.

            Je négocie sans succès un concombre qui m’aura coûté 1000 FG mais c’était le seul de tout le marché et là il est environ 14h30, ne l’oublions pas ! Un demi-baguette et trois tomates plus loin, je pars à la recherche du « bofo préparé » comprendre œuf dur. Je demande en poular (enfin j’essaie) aux commerçantes, et là c’est tout le marché qui se soulève pour diriger la porto vers les bofo. Les enfants me guident à travers ce labyrinthe, mais, hélas, tojours vers des œufs CRUS. Impossible, inexistants les œufs durs, alors qu’il y en a tellement sur les stands à Mamou qu’un jour je me suis retrouvée avec deux œufs durs pour confectionner un gâteau avec un américaine… Incroyable ! C’est sur un sandwich pain-concombre-tomates après une heure de bataille avec la peur de me perdre dans ces dédales que rentre dépitée retrouver mes deux compères repus d’un bon plat chaud de riz-sauce pour deux fois moins cher… arghhh !

            Une restauratrice m’a prêté un couteau et j’ai confectionné mon sandwich dégueu accroupie sur le bord de la route lavant mes légumes avec ma bouteille d’eau, la peur au ventre de me chopper le choléra !

            Le lendemain mardi midi je suivis les conseils des garçons et alla manger avec eux mon riz sauce feuille de pommes de terres (que les feuilles) dans un restaurant (un boui boui) à au moins trente unités points au Weight Watchers, mais chaud, assise, et bon !

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Publié dans naniefun

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