Grande claque. Grande force.
Arrivée : tout va bien, on est venu me chercher à l'aéroport. Puis transfert à l'hotel à Conakry.
J'ai visité l'hôpital. Le personnel est participatif. C'est prometteur.
Vendredi 12/05/06
Grande claque. Grande force.
Arrivée hier, la chaleur, un mode de vie fermier comerçant, l’hôpital…
Très grand à mon sens, avec MCO et plusieurs bâtiments, des urgences… une circoncision à vif sur un bébé d’un an qui hurle de douleur… pas de désinfectant, pas de stérilisation des instruments entre chaque patient qui vient parfois avec sa bétadine… un petit garçon de 5 ans hémiplégique qui a perdu la parole suite à une chute du haut d’un manguier. Chute récurrente qui a fracturé le bras et coude d’un autre plus jeune qui s’en est mieux sortit puisqu’il marche, ou d’un troisième… Un autre petit garçon en pleine crise de palu tremble sur un lit dans un couloir en attendant de voir le médecin… Le bloc est correct d’autant plus que l’équipe française travaille sur l’hygiène depuis son arrivée.
A la villa de l’association pas d’eau, pas d’électricité. Le personnel hospitalier local me semble assez volontaire surtout quelques personnes que j’ai remarqué, ce qui me facilitera le travail. La circulation routière ici est très dangereuse, les piétons n’ont pas priorité et les routes ont plein de trous alors les voitures zigzaguent.
La nature est d’une grande force. Une variété infinie de plantes, d’arbres, de fleurs, d’herbes, des buissons. Il y en a partout, et des manguiers à profusion, les mangues et les avocats tombent des arbres sur le sol comme de l’or ils nourrissent toute la population.
Les mamounnais m’apparaissent comme très gentils, très solidaires, et très polis.